Brest bis avec colloque AFRIREM 29
Mardi 24 octobre, branle bas de combat au labo car Martine m’annonce un départ pour Brest le lendemain soir au lieu de jeudi matin car nous avions une réunion avec Cécile Billaut, infirmière de l’hôpital de jour de Bohars à coté de Brest. Y sont reçus toutes sortes d’enfants aux divers troubles, de l’agressivité, des autismes, etc.…Elle est l’animatrice des sorties poneys, et donc nous aimerions effectuer une étude pilote sur les bienfaits du poney pour l’enfant autiste qui suit l’activité, mais surtout le comportement du poney face aux diverses pathologies des enfants qui effectuent l’activité. Revenons au départ précipité, avec changement billet train, trouver un hôtel…Finalement, départ mercredi soir tard et arrivée à l’hôtel, toute seule. Cela risque de m’arriver souvent mais cela fait bizarre. Vrai petite femme d’affaire comme dirait Tanguy.
Le lendemain, fameuse réunion évoquée avant et colloque de l’AFIREM 29. Le sujet du jour était l’enfant maltraitant. Différentes interventions de psychiatres surtout, intéressantes mais surtout tellement éloignées de ce que je connais. L’approche est très médicale (vive les médicaments) et très pompeuse, comme si parler de l’Homme nécessite de grands mots. L’intervention en fin de journée de Martine qui a fait des parallèles entre le comportement de l’Homme et celui des animaux, de façon très pédagogique et simple, a plu. Sauf à Mr C…, psychiatre il me semble, qui a jugé bon de l’attaquer par une phrase du style : « nous sommes tombés bien bas à devoir étudié les animaux pour les comparer à l4Homme ». Huées dans la salle, réaction calme de Martine qui a fini de le sécher en expliquant que l’Homme est avant tout un animal, que des processus physiologiques tels l’allaitement chez la mère sont totalement similaires chez la chèvre, la chatte et la femme. Et que ces mêmes processus physiologiques sont sous jacents de nombreux comportements. Et voilà comment la pédagogie et le calme, combinés à des mots simples ont emporté l’adhésion du public. Je suis contente d’avoir vue ce monde où je devrais défendre mon projet qui risque d’être démonté. Mais j’aurais les épaules fortes car je l’aime ma thèse, et j’en ressens fortement l’utilité et les perspectives énormes…