le parfum
Ben en a profité pour visiter Rennes toutes la journée, et découvrir des choses que je n’ai pas encore eu le temps de voir, dont la piscine municipale construite dans le style art déco. A voir…Cela me rappellera mon week-end à Nancy, ville connue pour son école d’art déco.
Vendredi soir, petit soir à Châteaubourg, donc CINEMA. J’ai traîné les mecs voir le Parfum, adaptation du bouquin de Patrick Suskind. Ce livre raconte le destin extraordinaire de Jean-Baptiste Grenouille, homme qui compta parmi les plus géniaux et les plus horribles de son époque. Il avait un don ou plutôt un nez unique au monde et il entendait bien devenir, même par les moyens les plus atroces, le Dieu tout puissant de l'univers, car « qui maîtrisait les odeurs maîtrisait le coeur des hommes ». Voilà un beau projet mais finalement, le film s’est avéré être une adaptation un peu libre, notamment par une scène d’anthologie où Jean Sébastien Grenouille testé son parfum sur toute une populasse, prête à le tuer. Miracle pour lui puisque ce fameux parfum lui permet d’attirer l’amour et la compassion du peuple. Cela aurait pu s’arrêter là mais le réalisateur Tom Tykwer à juger utile de faire passer l’amour entre les gens et finir en partouse géante. Complètement hallucinant comme scène ! Plus de milles corps nus entrain de se tripoter et pendant plusieurs minutes, avec des gros plans s’il vous plait. Cela m’a fait penser à un photographe (dont le nom m’échappe) qui immortalise une foule nue dans des lieux extrêmement connus. Hormis cela, le film a le mérite de l’esthétique, car j’ai aimé l’approche des images, où chacune semble dégagée un parfum. Ce qui fut frappant aussi dans le film – et que ni Tanguy ni Ben, 2 cinéphiles tout de même n’ont remarqué – est que chaque fois que Grenouille quitte un lieu, la personne associée à ce lieu meurt…

Allez, j’en finis avec ce film qui ne restera pas dans les annales mais qui aura eu l’audace de s’attaquer à un chef d’œuvre de la littérature qu’il faudra quand même que je lise un jour. En attendant, Ben m’a offert la constance du jardinier, ouvrage dont le film s’est lui, totalement inspiré. A lire…