Ce dimanche 16 septembre, direction St Malo et le soleil pour les journées du Patrimoine. Au programme:
- Le fort national
- Créperie Margaux (passage obligé pour repartir de plus belle)
- Exposition à l'église St Sauveur sur les Fouilles archéologiques sous marines (notamment sur le site de la Natière, pour ceux qui ont écouté France Inter aujourd'hui)
- Le petit Bé
Petite minute histoire avec quelques anecdotes et photos:- Le fort nationalEdifié par Vauban, comme les 5 forts protégeant la Baie de St Malo, il est un bastion avancé de St Malo, s’inscrivant dans l’ensemble des fortifications qui allaient jusqu’au
fort La Latte. e fort a changé de nom au fil de l'Histoire, de Fort Royal, à Fort Napoléon ou Impérial, il est aujourd'hui National!
Le 26 novembre 1693, une flotte de 30 navires anglo-hollandais apparut au large du Cap Fréhel. Après avoir bombardé le Fort La Latte et l’Ile des Ebihiens, cette flotte se dirigeait vers Saint Malo, emmenant avec elle une machine infernale destinée à faire sauter la ville corsaire.
Depuis près de deux ans, des ouvriers qui ne sortaient jamais travaillaient dans la Tour de Londres à la conception d’une nef mystérieuse sous les ordres du Prince Guillaume d’Orange. Ce navire mesurait 84 pieds de long, possédait 3 ponts, jaugeait 300 tonneaux et portait 23 canons. Pour mieux s’approcher des côtes il ne calait que 7 pieds (profondeur équivalente à nos bateaux mouches actuels, un exploit pour l'époque). Ses voiles étaient noires et ses flancs gorgés de poudre, de bombes et de mitraille.
Le 29 novembre 1693, le Fort de la Conchée et l’Ile de Cézembre tombaient au pouvoir de l’ennemi dont l’objectif était maintenant la prise du Fort Royal. Alors que le Fort Royal soutenait les bombardements de la flotte ennemie, le navire infernal se détachait de l’escadre et voguait vers Saint Malo. Mais tandis qu’il longeait la ligne des roches qui va du Fort Royal au Fort de la Reine, un violent coup de vent d’ouest s’abattit sur le navire et le précipita sur les récifs. Les occupants n’eurent que le temps de mettre le feu aux poudres. Mais le navire explosa aussitôt, les déchiquetant et projetant sur la ville des débris de fer et de mitraille. Le navire avait explosé avant d’atteindre les remparts.
Le Prince Guillaume d’Orange avait tout bien calculé. Son objectif était d’atteindre la Tour Bidouane qui servait alors de poudrière à Saint Malo. Une tempête se leva et protégea ainsi Saint-Malo d’une destruction certaine. Le canon et les boulets qui se trouvent dans le Fort proviennent de cette machine.
Lors de cette attaque, aucun malouin ne fut tué, uniquement un chat. En souvenir de celui ci, une rue de la cité s'appelle la rue du chat qui danse...
Sources : http://www.fortnational.com/ ainsi que la visite guidée de dimanche
Vue du fort à l'intérieur
- Le petit Bé
Autre fort de protection de la Baie, imaginé par Vauban, il se situe à 700 mètres des remparts de Saint-Malo et à quelques encablures du Grand Bé. Pouvant accueillir une garnison de 160 hommes lors des sièges, ce fort était armé de 19 canons et de deux mortiers. Il se compose d’une vaste plateforme, d’un bâtiment sur trois niveaux et de deux bastions.
Jusqu’en 1885, il est propriété de l’armée française qui l’occupe et l’entretient. Passé cette date, il est déclassé militairement, et confié à la ville de Saint-Malo. Bien que classé Monument Historique en 1921, le Petit Bé sera délaissé pendant plus d’un siècle. À partir du 1er Janvier 2000, un bail emphytéotique d’une durée de quarante ans est passé entre la ville de Saint-Malo et un particulier afin d’engager des travaux de restauration et d’ouvrir le Petit Bé au public. Depuis, de nombreux travaux ont été réalisés et des visites guidées permettent aux promeneurs de découvrir l’histoire du Petit Bé.
Source: http://www.petit-be.com/
Vue du petit Bé de l'intérieur et vue depuis le fort national