Ce week-end, direction les Cotes d’Amor où Tanguy a enfin profité du cadeau que je lui ai offert pour ses 26 ans (à savoir le 15 septembre 2005 !!!). C’était un coffret cadeau Weekendesk© qui comprenait une nuit d’hôtel, petit déjeuner et sortie nature à choisir parmi 40 choix en France. Etant en Bretagne et ne connaissant pas les Cotes d’Armor, le choix s’est porté sur Perros-Guirec et une sortie en mer pour observer les oiseaux marins sur les Sept îles (http://www.perros-guirec.com/Les_7_iles.html?wpid=7352). C’est une réserve que j’ai toujours voulu voir, mais cela n’a pas marché…
Parti samedi fin de matinée, c’est le soleil qui nous attendait sur Perros-Guirec, et surtout un déjeuner sur la plage. Qu’est ce que c’était agréable, comme l’atteste la photo !!
L’eau était tellement belle que j’ai voulu
tester la température. J’y ai été, du moins, au départ, je ne pensais mettre que les pieds, étant donné que j’étais en jeans, et puis, les vagues aidant, je me suis retrouvée dans l’eau jusqu’à mi cuisse, mais toujours en jeans. Qu’est ce que c’était agréable…Moins après car ça caillait avec le vent…. Résultat, aujourd’hui, après une tentative de bosser au labo, je suis rentrée à la maison, fiévreuse et avec une conjonctivite due certainement au vent.
Après le déjeuner, petite balade sur le sentier des douaniers à Perros-Guirec, qui s’est révélée être un peu pourrie sur un morceau, donc abandon pour Ploumanac’h et la fameuse cote de Granit rose, celle qui orne toutes les cartes postales de cette partie de Bretagne. C’est vraiment tout rose, tout déchiqueté et d’une beauté incomparable quand les vagues se cassent sur les rochers. J’ai canardé de photos, mais j’éviterai de surcharger le blog.
Le temps de faire le tour, d’apprécier le paysage et les quelques oiseaux marins présents grâce à des jumelles (traditionnelles mouettes et goélands et une aigrette grazette), le soleil est vite tombé, sublimant un peu plus le paysage…
Grâce au Routard (mon livre essentiel des week-ends), nous avons trouvé un resto génial : le Digor Kalon. Anciennement brocante, ce resto est resté dans l’âme de l’ancien propriétaire avec des vieux meubles de pays, comme l’armoire qui sert de banc, des cafetières suspendues au plafond, etc.…Nos, nous avons mangés dans une petite pièce qu’on se croyait en terrasse en Italie (cf photos) La cuisine était excellente, composées de tapas principalement. J’ai fini le repas par un bon chouchen puissant de miel comme je les aime… Bref, très bonne soirée….
Puisque le lendemain, nous voulions en profiter, c’est à 7H00 (si je vous jure, un dimanche, je me suis levée à 7H00) qu’on a quitté le lit, enfin, moi car je suis plus longue à la détente le matin. Après un excellent petit déjeuné sous forme de buffet (d’ailleurs, pour les touristes du coin, je recommande cet hôtel, les Sternes à Perros-Guirec, qui ne paye pas de mine mais où tout est clean, avec un patron extrêmement gentil et prévenant), nous avons appris que la sortie ornithologie était annulée, pour cause de forte houle. Nous avons pris l’option visite de l’île de Bréhat et tour en bateau. Embarquement du coté de Paimpol –c’est ton pays Laurent ! - que nous avons failli louper et arrivée brumeuse sur l’île. Peu de gens, une île abandonnée des touristes pour cause de hors saison, pas de voitures (qui sont interdites en fait) et quasi tous les commerces fermés, nous voilà partis à la découverte à pied de cet îlot de quiétude.
C’est exactement la sensation que j’ai eu tout au long de la traversée du sud au nord : 300 habitants, des espaces verts avec au bout la mer de tous les cotés, et une nature proche de celle de Méditerranée par son micro climat. On y a vu des eucalyptus, des palmiers, des figuiers, et l’été, il parait qu’il y pousse du mimosas, des hortensias, des roses trémières, etc… En fait, Bréhat est constituée de 2 îles réunies par un pont signé Vauban (là, je vous arrête, pas de oh et de ah en pensant à merveille, c’est juste trois pauvres cailloux que même moi, j’aurais pu installer) au 18ème siècle. L’ensemble mesure 3.5km de long et 1.5km au plus large. D’où la traversée à pied !
La traversée de l’île Nord s’est avérée sublime, avec un relief plus rude où les landes et les rochers dominent. Les habitations se font plus que désertes (80% des habitants sont sur la cote sud, évitant ainsi les vents du Nord). J’ai adoré l’arrivée à la pointe du phare de Paon, qui finit l’île. Le vent soufflait fort, le soleil perçait à peine les nuages, donnant au paysage un air presque irréel. J’avoue m’être perdue dans mes pensées une bonne dizaine de minutes. Mais qu’est ce que c’est bon !!!! Il y a une légende qui dit qu’autrefois les jeunes filles encore à la recherche d’un mari venaient jeter une pierre dans le gouffre juste derrière le phare. Si la pierre atteignait l’eau directement, elles seraient mariées dans l’année. Sinon, elles devaient attendre autant d’années…que le nombre de ricochets faits par la pierre sur la roche ! Avis aux amatrices célibataires !
Redescendus tranquillement, nous avons mangé une galette à La bouteille à
la Mer , seul resto du Bourg (centre de l’île où se trouvent les commerces) avant encore ouvert et pas cher d’embarquer sur le bateau pour 45 minutes de visite par la mer, sous un soleil revenu. Encore un plaisir des yeux. Quelques oiseaux nous ont fait le plaisir d’être là, dont des grands cormorans, des aigrettes grazettes, etc.…
Puis, retour à la terre ferme, et retour chez nous, par le chemins des écoliers. Nous avons fait une pause le long de la cote du Goëlo (entre Saint Quay et Paimpol), au niveau de Plouha, où les falaises sont les plus hautes de Bretagne (plus de 100 mètres). Quelle vue….
Le week-end est fini, comme vous l’avez lu plus haut, je suis malade…Alors je bosse, DOUCEMENT, même si j’ai de gros impératifs qui arrivent : réunion avec ma future stagiaire, deux déplacements sur Brest la semaine prochaine pour une collaboration…Mais oh la, je m’emballe, laissons encore flotter les doux embruns du week end avant de reprendre un rythme effréné….